mardi 27 mars 2012

LE REGNE DU POUVOIR MEDIATIQUE DE L'IMAGE OCCULTE LE REEL.

 
Les médias nous présentent ce qui peut se présenter sous la forme d'image. Les dangers mis en valeur médiatiquement sont donc liés essentiellement à des accidents d'auto, d'avion ou de bus ou à des crimes, des actes terroristes, etc.: un danger nucléaire à long terme est moins filmable et bien sûr aussi les choix environnementaux désastreux au seul bénéfice du profit puisque l'action conjuguée de plusieurs poisons ne peut se percevoir avec des images. Ainsi les dangers qui mettent l'humanité en péril et non tel ou tel groupe sont sans cesse minorés dans les consciences ordinaires. On fait des sujets mineurs des sujets majeurs. La complexité du réel est volontiers niée au profit de peurs qu'on peut imager.

Politiquement on va donc s'inquiéter davantage des idées et des croyances qui causent le terrorisme : on peut faire écouter dans un film quelqu'un raconter ses idées les plus effroyables mais comme une analyse des causes sociales, économiques et psychologiques ne se filme pas, on ne réfléchira pas en ce sens. Or lutter contre des idées c'est aussi lutter contre le terreau qui en permet la contagion. Il est certain que l'injustice sociale et économique conjuguée à une éducation familiale usant de la violence présentée comme légitime permet de s'identifier à une solidarité communautariste légitimant la violence si on contrevient à ses règles. Mais quelle caméra peut faire voir ces causes et donc suggérer de vraies solutions ? On préférera brandir des valeurs médiatisables ou affirmer devant les téléspectateurs citoyens des lois contre ces idées effroyables. Dès lors ces valeurs et ces lois ignorant le terreau serviront une dynamique qui échappera à ceux qui les défendent faute de percevoir les forces non mentales à l’œuvre. Tant que l'intelligence du cœur qui est au-delà de l'idée et qui est capable de proposer une solidarité sans coercition idéologique ne prédomine pas comment une solution lucide pourrait-elle émerger pour empêcher la contagion de violence ?

L'évolution de la conscience au-delà du mental ne relève pas du visible mais de mouvement de la conscience invisible au cœur de la matière. Aucune caméra là encore ne saura filmer l'émergence fatale de ce qui mettra au second plan le règne de l'espèce humaine ordinaire pour mettre au premier plan un éveil évolutif. Et là c'est peut-être tant mieux !!! C'est surement au-delà de la complexité écologique que nous devrions envisager, de la finesse du cœur que nous devrions encore développer mais c'est déjà comme une aspiration secrète, un besoin d'être inévitable dans le creux de la poitrine de celui qui perçoit que l'intelligence humaine usuelle est condamnée à la demie-vérité tant qu'elle n'est pas l'expression de mouvements conscients de la conscience non-mentale. 
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